vendredi 29 juin 2012

Le Centre Public d'Action Sociale des Enghiennois

Nous avons rencontré pour vous le Président du CPAS, Jean-Yves Sturbois, accompagné de la Conseillère de l’Action Sociale, Anne-Marie Bodart-Wauters, dans le cadre convivial d’un estaminet enghiennois. Le but de notre démarche : faire le point en 3 articles sur ce service public encore souvent méconnu : le Centre Public d’Action Sociale d’Enghien.

Le Président nous rappelle que le CPAS est organisé autour de trois piliers légaux : la Loi du 8 juillet 1976 organique des CPAS, la Loi du 26 mai 2002 instaurant le Droit à l’Intégration Sociale et la plus méconnue Loi du 2 avril 1965 sur la compétence des CPAS.

Après ces considérations légales, Jean-Yves Sturbois et Anne-Marie Bodart entrent dans le vif du sujet : ce qui les intéresse, c’est le niveau local. Ces lois fédérales se traduisent donc à Enghien par l’existence d’un Conseil de l’Action Sociale composé de 9 élus indirects (ils sont désignés par les Conseillers Communaux) : 2 membres du Mouvement Réformateur, 2 membres du Parti Socialiste, 3 Membres du Centre Démocrate Humaniste, 1 Membre d’Ecolo et 1 Membre des Intérêts Communaux. Ce Conseil se réunit une fois par mois, le lundi. Il donne les impulsions politiques nécessaires à la mise en œuvre du droit à l’intégration sociale et à l’aide sociale, permettant à tous de «mener une vie conforme à la dignité humaine ».

Le Conseil de l’Action Sociale est en quelque sorte l’Assemblée Générale d’une entreprise qui, comme nous le verrons ci-dessous, tente de réaliser de nombreux objectifs, dépassant ses missions premières.

Pour ce faire, le Conseil s’appuie sur l’Administration, dont le Chef du Personnel est le Secrétaire et le trésorier le Receveur.

Qui dit entreprise dit également « Conseil » d’Administration. C’est le rôle du Bureau Permanent, organe composé à Enghien d’un élu du Mouvement Réformateur, 1 élu du Parti Socialiste et 1 élu du Centre Démocrate Humaniste. Son rôle : appuyer le Président dans le cadre de la gestion journalière du CPAS, tout en assurant une représentation démocratique des Citoyens.

A toute entreprise, son « Core Business ». Celui du CPAS : l’aide sociale sous toutes ses formes. Le Législateur a souhaité que les décisions prises en matière d’aide sociale le soient dans la plus grande indépendance et représentativité. C’est pourquoi il existe un Comité Spécial du Service Social qui se réunit deux fois par mois, telle une cellule exécutive spécialisée. Le « CSSS » prend les décisions en matière de Revenu d’Intégration Sociale et aide sociale financière équivalente, suivi des personnes résidentes en maisons de repos et de soins, mises à l’emploi, médiations de dettes, repas à domicile, etc… autant de matière pour lesquelles les élus s’appuient sur une équipe de 6 assistantes sociales, dont une assistante sociale en chef.

Comme dans toute entreprise, le bien-être des travailleurs est primordial afin que les objectifs fixés soient atteints. Un Comité de Concertation Ville/CPAS débat donc du budget et de l’intervention communale et sujets concernant l’ensemble du personnel, tant de la Ville que du CPAS (prime de fin d’année, statuts, …). Il existe également un Comité commun de concertation et négociation syndicale qui débat de toutes les matières qui concernent le personnel de chaque institution dont le bien-être au travail.

L’organisation décrite ci-dessus permet au CPAS de développer de nombreux axes d’intervention. Dans une Ville comme Enghien, caractérisée par le vieillissement de la population et l’accueil de nombreux nouveaux jeunes habitants issus de l’exode urbain, dispenser le revenu d’intégration sociale ou l’aide sociale équivalente à ce revenu ne sont pas les missions quantitativement les plus importantes. L’essentiel de l’énergie du Conseil et du personnel du CPAS est investie dans la gestion du Home Saint-Nicolas, de la Crèche « Mélusine » et de services aux citoyens tels que les repas à domicile ou le taxi social.  Ces deux dernières initiatives participent de la nécessité de mener une politique de « maintien à domicile » des personnes âgées. Toute la philosophie du droit à l’intégration sociale est tournée vers le développement de l’autonomie ou le maintien de l’autonomie des individus.

S’occuper des ainés est une priorité, accueillir les parents et leurs jeunes enfants en est une autre. Des enfants épanouis représentent le capital social de demain. 54 places devraient sous peu être disponibles au sein de Crèche « Mélusine ». Résultat : plus de parents satisfaits, de la création d’emploi et un réel souci social initié dans l’esprit du Mouvement Réformateur.  

Le premier capital d’une personne est son « capital santé », intimement lié à ses ressources. La réorganisation de la polyclinique, orchestrée par le CPAS, représente donc également un enjeu majeur pour le Président J-Y. Sturbois. La Conseillère A-M. Bodart-Wauters en est persuadé : « le regroupement sur un seul site de l’ensemble des résidants, la rationalisation des espaces de l’Abri Val-Lise permettront de faire d’une pierre trois coups : mieux être des personnes âgées, meilleur accueil des nourrissons, consultations médicales optimalisées ». Ou comment réellement se préoccuper de mission sociale en restant bon gestionnaire…

(A suivre).