Le Président nous
rappelle que le CPAS est organisé autour de trois piliers légaux : la Loi
du 8 juillet 1976 organique des CPAS, la Loi du 26 mai 2002 instaurant le Droit
à l’Intégration Sociale et la plus méconnue Loi du 2 avril 1965 sur la
compétence des CPAS.
Après ces
considérations légales, Jean-Yves Sturbois et Anne-Marie Bodart entrent dans le
vif du sujet : ce qui les intéresse, c’est le niveau local. Ces lois
fédérales se traduisent donc à Enghien par l’existence d’un Conseil de l’Action
Sociale composé de 9 élus indirects (ils sont désignés par les Conseillers
Communaux) : 2 membres du Mouvement Réformateur, 2 membres du Parti
Socialiste, 3 Membres du Centre Démocrate Humaniste, 1 Membre d’Ecolo et 1
Membre des Intérêts Communaux. Ce Conseil se réunit une fois par mois, le
lundi. Il donne les impulsions politiques nécessaires à la mise en œuvre du
droit à l’intégration sociale et à l’aide sociale, permettant à tous de «mener
une vie conforme à la dignité humaine ».
Le Conseil de
l’Action Sociale est en quelque sorte l’Assemblée Générale d’une entreprise
qui, comme nous le verrons ci-dessous, tente de réaliser de nombreux objectifs,
dépassant ses missions premières.
Pour ce faire, le
Conseil s’appuie sur l’Administration, dont le Chef du Personnel est le
Secrétaire et le trésorier le Receveur.
Qui dit entreprise
dit également « Conseil » d’Administration. C’est le rôle du Bureau
Permanent, organe composé à Enghien d’un élu du Mouvement Réformateur, 1 élu du
Parti Socialiste et 1 élu du Centre Démocrate Humaniste. Son rôle :
appuyer le Président dans le cadre de la gestion journalière du CPAS, tout en
assurant une représentation démocratique des Citoyens.
A toute entreprise,
son « Core Business ». Celui du CPAS : l’aide sociale sous
toutes ses formes. Le Législateur a souhaité que les décisions prises en
matière d’aide sociale le soient dans la plus grande indépendance et
représentativité. C’est pourquoi il existe un Comité Spécial du Service Social
qui se réunit deux fois par mois, telle une cellule exécutive spécialisée. Le
« CSSS » prend les décisions en matière de Revenu d’Intégration
Sociale et aide sociale financière équivalente, suivi des personnes résidentes
en maisons de repos et de soins, mises à l’emploi, médiations de dettes, repas
à domicile, etc… autant de matière pour lesquelles les élus s’appuient sur une
équipe de 6 assistantes sociales, dont une assistante sociale en chef.
Comme dans toute
entreprise, le bien-être des travailleurs est primordial afin que les objectifs
fixés soient atteints. Un Comité de Concertation Ville/CPAS débat donc du
budget et de l’intervention communale et sujets concernant l’ensemble du
personnel, tant de la Ville que du CPAS (prime de fin d’année, statuts, …). Il
existe également un Comité commun de concertation et négociation syndicale qui
débat de toutes les matières qui concernent le personnel de chaque institution
dont le bien-être au travail.
L’organisation
décrite ci-dessus permet au CPAS de développer de nombreux axes d’intervention.
Dans une Ville comme Enghien, caractérisée par le vieillissement de la population
et l’accueil de nombreux nouveaux jeunes habitants issus de l’exode urbain,
dispenser le revenu d’intégration sociale ou l’aide sociale équivalente à ce
revenu ne sont pas les missions quantitativement les plus importantes.
L’essentiel de l’énergie du Conseil et du personnel du CPAS est investie dans
la gestion du Home Saint-Nicolas, de la Crèche « Mélusine » et de
services aux citoyens tels que les repas à domicile ou le taxi social. Ces deux dernières initiatives participent de
la nécessité de mener une politique de « maintien à domicile » des
personnes âgées. Toute la philosophie du droit à l’intégration sociale est
tournée vers le développement de l’autonomie ou le maintien de l’autonomie des
individus.
S’occuper des ainés
est une priorité, accueillir les parents et leurs jeunes enfants en est une
autre. Des enfants épanouis représentent le capital social de demain. 54 places
devraient sous peu être disponibles au sein de Crèche « Mélusine ». Résultat :
plus de parents satisfaits, de la création d’emploi et un réel souci social
initié dans l’esprit du Mouvement Réformateur.
Le premier capital
d’une personne est son « capital santé », intimement lié à ses
ressources. La réorganisation de la polyclinique, orchestrée par le CPAS,
représente donc également un enjeu majeur pour le Président J-Y. Sturbois. La
Conseillère A-M. Bodart-Wauters en est persuadé : « le regroupement
sur un seul site de l’ensemble des résidants, la rationalisation des espaces de
l’Abri Val-Lise permettront de faire d’une pierre trois coups : mieux être
des personnes âgées, meilleur accueil des nourrissons, consultations médicales
optimalisées ». Ou comment réellement se préoccuper de mission sociale en
restant bon gestionnaire…
(A suivre).